21 avril 2005

A la découverte de la cuisine sichuanaise

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Commentaires

Ce devait être une magnifique soirée.
Tous ces plats , bien que je viens de terminer pour petit-dej, me donnent l'eau à la bouche. Tu as fait une très belle description de votre soirée et surtout une très belle description des saveurs de tous les plats.

J'adore croquer dans les grains. Mais avoir l'impression de sortir de chez le dentiste en étant à la table, ce n'est pas génial. Heureusement que l'on vous a prévenu.

J'aime bien l'idée du potage final pour apaiser la bouche !!!

André et Tommy ont vécu dans la province du Sichuan pour en connaître aussi bien la cuisine ?

"Mangez lentement". On devrait plus souvent se le souhaiter en début de chaque repas.

Merci pour ce billet qui donne faim et envie d'aller faire un tour dans ce restaurant.

Écrit par : Mijo | 22 avril 2005

Ebouriffant ! Aussi bien le menu que le compte-rendu que tu en as fait, je n'en reviens pas.

Ça paraît vertigineux, autant de plats et autant de saveurs épicées (souvent fortes, d'après ce que tu dis) qui se succèdent dans une seule bouche ! Je me demande comment le palais réagit, s'il ne risque pas de s'anesthésier, c'est le cas de le dire, au fur et à mesure des plats. Est-ce que le lendemain, parmi ces 16 plats, il y en a un, deux ou plus (ou aucun) dont on se souvient dans toute la pureté de son goût ? Je me demande si des préférences nettes se sont dégagées pendant le dîner pour un type de plat ou une association de saveurs : à 28 personnes, ça commence à devenir significatif. Ce que tu dis des deux dernières entrées par exemple, ça me donne envie de découvrir la cuisine sichuanaise en commençant par là.

Bravo pour l'exploit : comment diable peut-on faire du Slow Food en enchaînant 16 plats successifs et avoir une chance de sortir du restau avant le lendemain matin ?!!! A ce propos, les assiettes qu'on voit (merci d'avoir mis des photos !), c'est ce qui vous a été servi à chacun ou si ce sont des petits plats que vous vous partagiez ?

Il n'y avait pas de dessert ?
Tu parles de différents thés mais pas de vin. C'est une cuisine qui s'accorde mal avec les vins ?
Bon j'ai trop de questions, vivement que tu fasses une conférence là-dessus et que tu m'invites.

Écrit par : Miam | 22 avril 2005

Tommy et André n'ont pas vécus au Sichuan, mais en Nouvelles -Hébrides où leur parents, originaires de cette région, avaient émigré et tenaient déjà un restaurant. Ils parlent d'ailleurs le cantonnais et non le mandarin.
Les assiettes des photos sont les plats que nous nous partagions par table, il y en avait 16 dont nous prenions quelques bouchées selon notre appétit et l'enthousiasme que provoquaient les saveurs.
Le palais n'est pas anesthésié, il s'habitue doucement et c'est pour cela que les épices sont choisies crescendo. Et le poivre du Sichuan qui nous a été présenté en début de repas et que nous avons croqué ne nous absolument pas endormi les papilles. Il suffit de ne pas croquer dans les baies ou les piments!
Oui, il y a des plats, comme dans n'importe quel bon repas, dont on garde un souvenir gustatif précis par exemple, pour moi, les filets de julienne et le saumon des entrées, et l'agneau et les gambas et le canard fumé des plats. Nous avions aussi du riz qui appaisait entre les plats si nous le désirions.
En Chine, traditionnellement, il n'y a pas de dessert et les petits bouillons de fin de repas "lavent" la bouche, il s'agit parfois de bouillon de volaille aux crevettes, l'autre soir Tommy avait choisi un bouillon aux épinards car nous n'avions quasiment pas de légumes durant le dîner.

Nous avions choisi du thé parce que ça va très bien avec cette cuisine. Surtout les sublimes thés qui étaient choisis, cependant le vin convient parfaitement aussi, en particulier des vins blancs acides, gras et pointus, dans ce restaurant nous avons déjà bu , la cuvée Fréderic Emile de chez Trimbach (riesling), le meilleur accord, mais aussi des chammpagne Boulard et Silex ou Pur Sang de Didier Dagueneau qui n'étaient pas éteints par les épices. Certains préfèrent aussi des bières chinoises, c'est pas mal non plus.
Nous avons commencé le dîner vers 21 h et avons terminé 24h, en bavardant et en commentant les plats, en allant voir les tables d'à côté c'est tou à fait faisable et tout le monde était à l'heure au travail le lendemain.

Si tu viens à Bordeaux nous irons y dîner, l'endroit vaut le détour et on ne regarde plus la cuisine chinoise de la même façon après. Mais, en général, on ne se couche pas de bonne heure, car Tommy est un ami et un fin lettré et on reste souvent discuter jusqu'à pas d'heure de cuisine, de littérature chinoise ou non (Tommy a soutenu une thèse de doctorat sur Julien Gracq, entre autres), de musique... C'est vraiment un restaurant et des restaurateurs hors du commun.

Écrit par : Ségolène | 22 avril 2005

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